Les aquarelles d’Andrea Giovannini
Les œuvres de A. Giovannini sont peintes exclusivement avec la technique de l’aquarelle. La réalisation d’une aquarelle suppose que l’artiste maîtrise et soumet à son désir créateur les trois matières fondamentales, le papier, la couleur et l’eau.
A propos d’une utilisation correcte et adéquate du papier, l’artiste possède des connaissances approfondies et une sensibilité rare, affinée par l’exercice patient de sa profession de restaurateur de documents anciens, où les connaissances dans ce domaine doivent se conjuguer à une réelle finesse de main pour que la restauration soit réussie. Ainsi le choix du support papier, surtout japonais, se justifie par les effets particuliers qui peuvent être obtenues en fonction de son caractère, quand il est sollicité de manière adéquate avec la substance colorée.
Le pigment et l’eau forment dans l’aquarelle le couple fondamental qui salit le papier de taches révélatrices de l’habilité de l’artiste pour reconstituer ces vibrations cérébrales qui dans la peinture constituent l’essence même de la créativité. Ces sensations fondamentales prennent naissance chez A. Giovannini dans une rencontre personnelle et intense avec l’unicité d’un paysage qui prend le rôle de muse inspiratrice.
En prenant avec lui papier et couleurs, et en choisissant ainsi un travail en contact direct avec la nature-sujet, l’artiste choisit la vision décisive et attend la lumière adéquate pour lui donner une stabilité temporelle ; ce parcours créatif a été suivi par un grand nombre d’autres artistes et pourrait paraître désuet de nos jours. La grande qualité des résultats obtenus par A. Giovannini chasse cependant toute doute d’anachronisme : ces œuvres ont la qualité particulière d’établir le lien avec la vraie motivation artistique, celle ce fixer sur le papier les témoins qui révèlent le processus intérieur d’acquisition des signes d’une nature généreuse mais muette pour la plupart des gens.
A ces témoins l’artiste confère le rôle difficile de récupérer la vision extraordinaire d’un moment ; on retrouve ainsi, dans l’équilibre les coups de pinceau de A. Giovannini, dans des variations infimes de couleur, dans la persistance et la transparence, ce plaisir rare qui est donné à chaque être sensible qui accepte de laisser perdre son regard dans ces espaces fascinants.
Le choix des paysages arctiques se révèle judicieux, la lumière du grand Nord, raréfiée et limpide comme l’air qu’elle traverse, se dilate en un jour qui dure des mois et se reflète sur d’infinies étendues liquides. Les horizons sont ouverts sur une ligne parfois interrompue par des reliefs, la limpidité glaciale du ciel, la complexe profondeur des couleurs d’où naissent les diverses atmosphères, les reflets de lumières surprenantes peuvent être vécues dans le parcours complexe de teintes délicatement dosées et savamment absorbées par les raffinées papiers colorés de Andrea Giovannini.
Weite Horizonte, deren Linien nur von Anhöhen und Abhängen durchbrochen werden, in denen sich die eisige Klarheit des Himmels mildert; komplexe Tiefen aus Farben, welche Empfindungen unterschiedlicher Stimmungen wecken; Reflexionen eines ungewöhnlichen Lichts können so zwischen den Linien der komplexen Partitur von sorgfältig dosierten und gekonnt absorbierten Farbtönen in den Aquarellen von Andrea Giovannini erlebt werden.
Gastone Mandozzi, décembre 2003
Un sapor delicato di altri tempi, quasi quel voler riportare alla luce l’emozioni provate che a stento rimangono racchiuse nel rigore personale dell’artista. Un rivivere quasi la sensazione di gioia dell’epopea del « Grand Tour » ma qui espresso, focalizzato in ambiente nordico. Così si può affermare compiutamente cos’è e cosa esprime l’arte dell’artista svizzero Andrea Giovannini.
Un’arte pittorica saggiata da delicatezza coadiuvata da medium prescelto ovvero l’acquarello. In paesaggi, lembi di terra quasi mai varcata, soffermata ovvero le terre dello Svalbard…quasi un voler rammentare esiti e cromie del dipinto di Caspar David Friedrich »il naufragio della Speranza, »1822.
Si denota un’evoluzione stilistica-emozionale nel corso degli anni nell’arte acquarellista di Andrea Giovannini non tanto in verità stilistica quanto cromatico-percettiva.
Se i primi lavori 2003 erano carichi di evanescenze vaporose quasi memori di un Tuner o Sisley, la varietà si ampliava nei flutti del mare. Mentre lo sguardo di Andrea Giovannini appare più costituito da una dimensione quasi onirica, solcata , riverita quasi da ridenti arcobaleni. Appare dal ciclo « MARE 2004-05 » un voluto intervento verso monocromiche visioni di infiniti orizzonti. Movimenti impetuosi carichi di interiorità ad esempio « Paesaggi 2005 » dove qui l’acquarello vibra, si fa sentire, correndo, in un’abile gioco chiaro – scurale.
E’ raro trovare questa delicatezza, questo volersi soffermare sul paesaggio minuto, nordico solcato ancora quasi da misteri e da ricordi che devono entrare nei pori della gente.
Andrea Giovannini riesce proprio in questo a colmare questo vuoto culturale: con la sua abilità,pazienza, destrezza, facendoci appunto apprezzare qualcosa di non consonamente conosciuto, ma splendido di essere appreso.
La sicurezza della mano, maturità rendono ancora più apprezzabili questi minuti lavori.
L’augurio è che negli anni continui a regalarci sempre e di più questi anfratti di intonsa natura.
Recensione critica di Valeria S.Lombardi
Dott.ssa in Storia dell’Arte Contemporanea
laureata c/o Università Statale di Milano